L'art de la table, chez nous, tient en deux objets : quelque chose pour boire, quelque chose pour couper. La maison de la rue des Écoles n'a jamais prétendu dresser un couvert de vingt pièces — elle équipait des gens qui déjeunaient assis sur leur sac. Notre rayon art de la table s'en tient à ce programme, avec une seule exigence : que chaque pièce tienne aussi bien sur une nappe que sur une souche.
Peu d'objets, et aucun de trop
Les mugs. Un mug émaillé garde le café à bonne température le temps qu'on le boive, et se pose à peu près partout. Le mug en inox, plus léger, se glisse dans un sac au dernier moment et accompagne aussi bien le bureau que le bord d'un chemin.
Les couteaux. Le couteau Opinel n°07 Baroudeur ouvre les boîtes, les paquets et les saucissons. Le couteau pliant Higonokami arrive du Japon, façonné selon un principe inchangé depuis plus d'un siècle : une lame, une queue de repli, et rien d'autre. C'est un objet qu'on prend plaisir à ouvrir. Le couteau Sardine, lui, porte bien son nom et fait le service sans commentaire. Tous rentrent dans une poche, ce qui reste la destination naturelle d'un couteau de poche français comme japonais.
Pour offrir. L'usage veut qu'un couteau s'échange contre une pièce de monnaie, sous peine de couper l'amitié. Nous laissons chacun juge de la superstition. Pour les plus prudents, nous vendons aussi des mugs.
À côté. Un mug vide n'a jamais rien réglé : notre épicerie s'en occupe. Pour le reste de l'installation, voyez la maison et les accessoires lifestyle. Et si le déjeuner s'éternise, la librairie est au bout du couloir.